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Voir plus loin sans jamais s'arrêter
VOIR PLUS LOIN SANS JAMAIS S'ARRÊTER
COLUMNA 01 est la première édition d'un événement d'art contemporain se déroulant à Vienne et à Chasse/Rhône du 17 septembre 2011 au 8 décembre 2011 pour l'occasion des expositions en résonance avec la biennale d'art contemporain de Lyon.
L'idée repose sur la confrontation entre l'art contemporain et les monuments historiques de la ville de Vienne et les sites urbains de la ville de Chasse/Rhône .
design du projet: Créa-Factory
Commissariat d'exposition: Paul Raguenes avec la Station (Nice).
La Première édition réunira 9 artistes autour de trois différents lieux dans la ville de Vienne, ainsi que deux lieux au sein de la commune de Chasse/Rhône.
Les vernissages auront lieu le Vendredi 16 Septembre
15h -16h: Château de Chasse sur Rhône
17h30-21h: Halle des bouchers 7, rue teste du bailler à Vienne
A partir de 20h30 Soirée VIP avec en clôture un concert de
I Apologize avec Jean-Luc Verna - Sur invitation seulement, se renseigner sur l'adresse courriel indiquée sur le blog.
mercredi 27 juillet 2011
mardi 31 mai 2011
Paul Chazal
http://paulchazal.com
Vit et travaille à Nice. Né en 1983 à Lyon / A étudié à la Villa Arson.
« Qu’est-ce-que le dessin ? C’est une opération qui permet de condenser les caractéristiques spatiales d’ un objet réel (...) en trois dimensions (...) en les réduisant aux deux dimensions d’une surface. Cette opération de réduction permet de s’ approprier formellement cet objet ou entité . C’est un besoin fondamental, inné et totalement irremplaçable de l’esprit humain. » (Francis Masse, Les trames sombres. )
Indissociable de la pensée, le dessin n’est à la limite d’aucun monde (de l’art ou d’un autre) ; il les contient tous. La pratique du dessin chez Paul Chazal est parfois obsessionnelle, toujours présente, complexe et critique. Il tente de mettre en place un laboratoire d’écriture ordonné au sein de l’instable capharnaüm graphique de notre époque pour en dégager des moments de pure clarté. L’afflux d’images arrêté, examiné à la loupe, arrangé sous forme d’improbables partitions, de collections dépareillées, est retranscrit au trait ; la main devient l’outil décisif. Le résultat de cette recherche schizophrène, d’abord clair, puis lyrique, se mute au fur et à mesure des interventions compulsives en une grisaille brouillée, incompréhensible. L’hystérie du flot d’images, d’abord disséquée selon un système ténébreux connu du dessinateur seul, et ensuite redistribuée et retissée rageusement créant ainsi une nouvelle débauche visuelle d’où transparaît une intelligence, une percée vers l’âme contemporaine.
Texte de SOPHIE GRANIOU, 2010
Jean-Baptiste Ganne
www.documentsdartistes.org/ganne
Vit et travaille à Nice. Né en 1972 à Gardanne / A étudié à la Villa Arson.
Sur le plateau Malien ou dans la boucle du Niger, et même à Bamako, Dogon et Bozo se doivent assistance et moquerie. À chaque rencontre, le dogon moque le bozo et le bozo moque le dogon, tout en s’assurant que l’autre ne manque de rien. Ce concept spécifique à l’Ouest africain régule et théâtralise la vie sociale entre les communautés, c’est la « parenté à plaisanterie ».
À Saint-Petersbourg, depuis la chute du régime communiste, les appartements du centre-ville se partagent en copropriété, chacun disposant d’une chambre et tous partageant la cuisine. Par commodité, chaque habitant (ou chaque famille) dispose de son propre compteur électrique. Il en résulte que, dans la cuisine, lieu commun, on dénombre autant d’ampoules et autant d’interrupteurs que d’habitants dans l’appartement. Entre les deux, géographiquement aussi bien que conceptuellement, se situe ma pratique de l’art.
J-B. G.
Natacha Lesueur
www.natachalesueur.com
http://www.documentsdartistes.org/artistes/lesueur/repro.html
Vit et travaille à Paris. Née en 1971 à Cannes / A étudié à la Villa Arson.
Natacha Lesueur travaille (...) sur le corps, avec une idée du corps meurtri, fragmenté et parcellisé, accentué par le cadrage photographique, adouci par une esthétique positive, neutre, voire conviviale, inspirée de l'esthétique publicitaire contemporaine dont le dispositif tout entier constitue également une critique ironique. Avec l'idée du corps comme une surface d'inscription des différents effets de pouvoir, l'artiste reprend à son compte, en quelque sorte, l'un des paradigmes artistiques du début des années quatre vingt-dix. Mais la manière précise, froide et anti-expressionniste avec laquelle elle aborde cette problématique, constitue également une critique du caractère moralisateur ou idéologique du «retour» de l'art corporel au début de la dernière décennie.
Robert Fleck, 2000.
Florian Pugnaire et David Raffini
http://www.galerietorri.com/artists/florian-pugnaire-i-david-raffini#
Au-delà de pratiques collaboratives et d’une approche de l’art comme jeu et terrain de bataille, Florian Pugnaire et David Raffini portent une attention particulière au processus de fabrication et de création. Leurs œuvres sont intimement liées à la pratique, voire à l’action et à la performance. Cultivant un entre-deux où la finalité du travail n’est pas toujours définie, la notion d’atelier revêt une importance particulière, un lieu où tout peut encore être inventé ou modifié. Florian Pugnaire et David Raffini se sont rencontrés lors de leurs études à la Villa Arson de Nice et conçoivent des projets collaboratifs depuis 2006.
Cédric Teisseire
Cédric Teisseire - Courtesy Galerie RX - Paris
Né en 1968 à Grasse.Vit et travaille à Nice.
Né en 1968 à Grasse.Vit et travaille à Nice.
Cédric Teisseire est connu pour ses tableaux composés de lignes colorées qui tombent en ligne droite et qui forment comme des rideaux improbables jetés sur la grande cuisine du visible dont on s’attend à découvrir en général sur un tableau tel ou tel aspect. D’une certaine manière, ces toiles nous laissent en effet à la porte du visible en nous barrant le regard et en décevant notre attente. Mais, dans le même temps, elles nous offrent une « image » particulière, celle de cette déception même. C’est sur elle que Cédric Teisseire construit son œuvre et ce n’était pas un pari facile. Car il prend à rebours nos attentes et nos certitudes et réussit à nous faire comprendre qu’elles valent sans doute quelque chose mais qu’elles sont en nous comme des obstacles à des plaisirs inédits. Ainsi, c’est bien un rideau que forment ces coulures verticales, ce que les restes de coulures confirment qui forment comme une feuille fine et plate. Ce signe d’une imperfection est la confirmation du procédé, mais ce rideau est en lui-même une réalité particulière. Elle est absolument picturale et est en même temps d’un autre ordre. Ces coulures constituent en tant que telles, une sorte d’entre-deux monde purement fictif, celui-là même de la fiction qui nous hante en ce qu’elles ne relèvent ni de la peinture au sens habituel ni de la réalité au sens de ce qui serait hors du tableau.
Peau fiction Il en va de même dans ses œuvres récentes qui sont des monochromes peuplés de petites excroissances qui forment comme des grains de peau soulevés par un frisson ou des petits tétons érectiles éveillés par un vent imperceptible. Le procédé est autre. Il s’agit de laisser sécher la toile en la posant à l’envers. La peinture accumulée forme des petites stalactites qui une fois fixées et la toile relevées sont comme des extensions contrôlées d’une peau vive. Ce qui se passe alors sur ces toiles est d’un autre ordre. La fiction cède le pas à la perception de ce phénomène à la fois si intime et si extérieur à nous, celui de la peau. En nous donnant à voir ces morceaux de peau, Cédric Teisseire nous invite à percevoir autrement ce que nous sommes et surtout il nous ouvre à cette idée incongrue et pourtant si juste de reconnaître en notre peau cette frontière à la fois absolue et fictive qui nous sépare de l’inconnu qui grouille en nous et de l’inconnu qui nous entoure. Dans un cas, nous réglons la chose en disant : « ceci est mon corps » et dans l’autre en disant : « ceci est le monde ». En fait il n’y a pas de ceci hormis cette fiction réelle et rêvée, réellement rêvée et qui « est » la frontière, l’entre deux, la séparation et le lien. En effet, elle ne cesse de tendre vers le dehors et de parler la langue du dedans. Ainsi en évoquant la vibration d’un dedans inaccessible qui nous interdit l’accès au visible, Cédric Teisseire fait de la peau à la fois l’écran sur lequel échoue le regard et le sujet même de toute monstration. Il nous dit aussi que nous ne sommes que des souffles incertains enveloppés dans le grand rideau de couleur du temps qui suinte goutte à goutte de toute la peau du monde.
Jean-Louis Poitevin – 2008 In www.lacritique.org
Tilman
Vit et travaille à New-York et Bruxelles. Né en 1959 à Munich. A étudié aux Beaux-Arts de Munich.
www.lookawry.com
Au premier coup d’oeil, on détecte dans le travail de Tilman un langage conditionné et hanté par les fantômes du minimalisme et de l'art concret. Mais l'on est rapidement submergé par une multitude d'informations nous permettant d’aborder les différents aspects de cette oeuvre d’une façon plus personnelle. Une attention particulière est portée à des sujets moins directement liés au monde de
l’art, ceux-ci ne dominent pas le dialogue, mais nous invitent à une promenade visuelle et intellectuelle. L’information formelle qui nous parvient semble fonctionner comme un système d’appât visuel afin de nous conduire vers une plus large lecture. La superposition du langage des formes et des couleurs liée aux enjeux de la peinture minimale, à laquelle s’ajoutent de forts liens à notre univers visuel, nous offre une multitude d’opportunités nous permettant d’expérimenter l’oeuvre. Un mélange d’objets du quotidien décontextualisés de leur environnement de production, de leur cadre d’utilisation, trouvent une place dans le langage de l’artiste, revendiquent une plus haute signification tout en soulignant leur poésie intrinsèque. Est-on en face d’une simple projection d’un esprit créatif ou ces choses parlent-elles d’elles-mêmes, nous fournissant des preuves de leur existence ? L’oeuvre traite du simple acte de voir et de percevoir comme d’une approche interprétative de notre environnement, mentalement et physiquement, afin de digérer les informations subjectives et objectives en un même lieu et
instant. Nous entrons dans un monde de possibles, d’angles, d’ouvertures, d’espaces, de sensualités et d’intimités ; des traces de souvenirs et de présences nous reviennent à l’esprit. Nous sommes invités à regarder, chercher, découvrir et satisfaire notre curiosité en partageant notre présence avec celle de ces objets, et ce au travers de leurs qualités physiques et séductrices.
Jan Van Der Ploeg

Vit et travaille à Amsterdam. Né en1959 à Amsterdam. A étudié à la Rijksakademie à Amsterdam.
www.galeriewest.nl
Van der Ploeg utilise le motif « Grip » dans ses peintures depuis 1997. Ce motif est un ready-made prenant la forme d’un long rectangle horizontal aux bords arrondis dérivé des poignées que l’on peut retrouver sur les cartons de déménagement. Il est primordial pour l’artiste que cette forme puisse être facilement reconnaissable et que ce module soit le point de départ de ses peintures murales, mais aussi de ses peintures sur panneaux. Le vocabulaire de couleur de Van der Ploeg, composé de noir, de blanc et des dégradés de rose, violet et orange ; ainsi que les surfaces douces et sans textures de son travail, elles-mêmes réalisées au travers de couches et de glacis
de peintures, renforcent l’impression que la couleur a été réduite a une simple surface. Pourtant, la combinaison de ces champs colorés aux dimensions précises crée des qualités tridimensionnelles indéniables. Les « Grips » de Van der Ploeg font le pont entre peinture, sculpture, système et sérialité. Ils s’accordent avec notre quotidien par leur effet global et simultanément fonctionnent comme des signes et des ornementations produisant une illusion picturale. Les « Grips » sont des éléments de design qui permettent une réduction formelle, mais aussi d’infinies déclinaisons. Ils créent un effet maximal avec le minimum de ressources artistiques.
Jean-Luc Verna
Vit et travaille à Nice. Né en 1966 à Nice. A étudié à la Villa Arson / Professeur de dessin à la Villa Arson.
http://jlverna.online.fr/
La première difficulté consiste à cerner la nature même de l'activité de Jean-Luc Verna, qui trouve tour à tour dans le dessin, le cinéma, la musique, la photographie ou sur sa propre peau des terrains d'expression qui ne sont pas forcément équivalents mais forment un ensemble dont la cohérence ne fait aucun doute. Par commodité, on a l'habitude de dire que sa vie se confond avec son oeuvre, ce qui présente le double avantage de le définir comme un « artiste » selon l'idée que l'on peut s'en faire selon une tradition romantico-dix-neuvièmiste à la fois anachronique et illusoire, et de prétendre régler la question avec un peu de théâtralité. Ainsi rangé dans une case, il prendrait probablement moins de place et ne ferait plus problème et l'on pourrait sans plus se poser de question goûter le plaisir finalement assez immédiat de ses dessins, par exemple, ou de ses « reprises » de quelques standards du rock ou de la musique disco (Funky Town, de Lipps Inc., pour l'un des plus récents).
La réalité, fort heureusement, est sans doute un peu plus complexe, à la fois à étudier et dans l'esprit de son auteur : un auteur qu'il me semble important de cerner au plus juste comme un « interprète » sans minimiser la somme de travail et de rigueur qu'implique cette fonction, et qui justement est en opposition avec le « naturel » qui pourrait auréoler une activité « d'artiste » envisagée comme le banal prolongement d'une manière d'être au monde.
Éric Troncy "L'interprète."
Texte paru dans le catalogue "Jean-Luc Verna, "Vous n'êtes pas un peu beaucoup maquillé? " - "Non", Un, Deux…Quatre éditions, novembre 2003
lundi 30 mai 2011
Les préparatifs
Le laboratoire arbore une couleur rouge, les projets s'élaborent, les concepts se creusent ........
Aux alentours de la station à Nice........ Une œuvre de Florian Pugnaire et David Raffini se repose.
Voir plus loin encore sans jamais s'arrêter............................
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